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Le Ghana en quête de sa souveraineté économique avec le Budget 2019 sur fonds propres

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En la faveur des bonnes performances commerciales, le Budget 2019 du Ghana sera financé sur fonds propres. En effet, au deuxième trimestre 2018, le pays a enregistré un excédent de sa balance commerciale estimée à 1,7 milliard USD. Ce faisant, la loi des finances de l’année prochaine est établie sans inclure l’apport des bailleurs dont le FMI (Fonds Monétaire International).

Depuis son avènement au pouvoir, le président ghanéen Akuffo-Addo n’a cessé de plaider pour la souveraineté économique de son pays. Il a longtemps milité afin de se libérer de la tutelle de l’institution financière internationale.

Aujourd’hui, le président ghanéen se flotte les mains de pouvoir se débarrasser de la tutelle du Fonds Monétaire International, avec qui le pays s’est engagé dans un programme triennal qui arrive à échéance à la fin de l’année 2018. Bien que ça soit la troisième loi de finances élaborée par le régime en place, il s’agit du premier budget sans la participation du FMI, qui a mis à la disposition du Ghana le plan des réformes économiques adossé à une assistance financière de 918 millions de dollars américains.

En présentant les grandes lignes du projet, le ministre ghanéen des finances, Ken Offori-Atta, a indiqué que malgré la fin du programme avec le FMI, le gouvernement veillera à l’observance de la discipline budgétaire, tout en insufflant une nouvelle dynamique à l’économie nationale. Pour ce faire, les investissements seront intensifiés dans les infrastructures, sans compromettre la viabilité de la dette, et les crédits au profit des petites et moyennes entreprises qui seront également rehaussés.

Pour que la croissance devienne plus robuste, durable et surtout inclusive, le gouvernement entend s’investir davantage pour maintenir l’élan du perfectionnement de l’environnement macroéconomique, dont la tendance à ce jour démontre la réduction du taux directeur de la banque centrale, ainsi que de l’inflation et du déficit budgétaire, avec parallèlement, l’amélioration de la croissance, des réserves et l’amélioration des notations de crédit.

Cette sortie du programme du FMI est diversement commentée par les économistes. C’est le cas par exemple du professeur, Godfred Bokpin, fondateur du cabinet ghanéen d’expertise financière et d’audit Imani, qui estime que, sans la surveillance du FMI, le gouvernement pourrait être amené à relâcher sa prudence budgétaire et à recourir à plus d’endettement sur les marchés internationaux. En ce sens, il recommande que le pays fasse recours à un autre instrument plus flexible du FMI.

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