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Monde: Pas d’efforts pour répondre à l’urgence climatique dans le rapport de la COP 24!

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Les pays signataires de l’accord de Paris sur le climat à Katowice(Pologne), se sont entendus sur le contenu de son mode d’emploi. Mais ils ne se sont pas engagés à faire plus d’efforts pour répondre à l’urgence climatique.

Après plus de 24 heures de prolongations, les quelques 200 pays réunis depuis le 2 décembre à Katowice dans le cadre de la COP 24 sont parvenus à s’entendre sur un texte final décevant par rapport aux objectifs qu’ils s’étaient fixés eux-mêmes il y a trois ans à Paris pour contenir le réchauffement climatique sous les 2 degrés voire 1,5 degré.

Le samedi 15 dans la soirée, vers 22 heures, Michal Kurtyka, le président polonais de la COP 24, a quand même donné le traditionnel coup de marteau marquant la fin des discussions pour établir le mode d’emploi (« rulebook ») de l’Accord de Paris.

L’ambition affichée en 2015 à la COP 21 et qui devait monter de plusieurs crans à Katowice se révèle au final bien faible. A ces propos, l’expert climat de l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales), M. David Levaï a commenté en ces termes :, « Il faut aller plus loin, continuer sur la voie tracée pour avoir une proposition concrète lors du sommet spécial sur le climat convoqué par le secrétaire général des Nations unies en septembre 2019 », une sorte d’oral de rattrapage avant la prochaine COP qui sera organisée par le Chili au mois de décembre suivant.

L’Accord de Paris prévoit en effet la mise en œuvre de règles universelles destinées à mettre un terme à certains dysfonctionnements comme la double comptabilisation de ces crédits. Une situation dont le Brésil tire avantage depuis de nombreuses années.

Les pays vulnérables n’y trouvent pas leur compte

Une autre déconvenue de ces assises est le rapport alarmant du GIEC , publié en octobre dernier. Celui-ci devait servir de base de référence pour relever fortement les engagements de réduction de gaz à effet de serre des pays.

Les Etats-Unis, alliés à la Russie, le Koweït et l’Arabie Saoudite ont réussi à relativiser la portée de ce document scientifique commandé pour éclairer les décideurs politiques. Même si les Etats ont jusqu’à 2020 pour accroître leurs efforts, il eut été encourageant de les voir anticiper ce mouvement à Katowice

D’autant que l’urgence est là. Les promesses faites en 2015 amènent la planète vers un réchauffement compris entre 2,7 et 3,5 degrés, loin des 2 degrés, au grand maximum, fixé par l’Accord de Paris.

Les Etats les plus vulnérables aux effets du dérèglement climatique n’y trouvent pas leur compte. En plus, la question de l’indemnisation des pertes et des dommages que le réchauffement leur inflige et qu’ils souhaitaient voir saisie à bras-le-corps par les pays développés bénéficie d’une simple mention dans le texte de l’accord, sans plus. Mohamed Adow, responsable climat de Christian Aids a déploré me fait que : « Ce sujet a été abordé pour la première en 2013 en Pologne. Et c’est justement en Pologne, en 2018, qu’il a quasiment disparu.

En quittant Katowice, les pays en développement ne vont pas se sentir beaucoup plus aidés à lutter contre le réchauffement. Les pays riches ont promis d’atteindre 100 milliards de dollars de financement par an à partir de 2020. Seule une poignée de pays du Nord ont annoncé de nouvelles contributions à Katowice.

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